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Auteur Max MERCIER


Chez ATRIA :
Nombre de pages 308
Prix 18€
ISBN 978-2-918078-24-1
       

Première édition mars 2012





Résumé
Durant tout un mois de bonheur, Didier Tonfale est bien décidé à s'enivrer de Far West, à engranger des paysages de cinéma jusqu'à l'overdose. Seulement, à peine a-t-il posé le pied sur le sol américain, qu'un vieil homme, avant de mourir, lui remet une lettre destinée aux frères Patison...
C'est à cet instant que le véritable voyage de notre héros commence...
Des chercheurs d'uranium aux indiens Navajo, l'auteur nous invite à parcourir l'Ouest américain, les grands espaces, le désert, le Colorado. La chaleur insoutenable, la poussière brûlante, la violence, la rudesse des personnages donnent à ce premier roman le goût de l'aventure, restituant les décors des plus grands westerns hollywoodiens.

Pour commencer
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat grâce au site Livraddict !
Un grand merci donc à l'équipe de
 LIVRADDICT qui chaque semaine se démène pour proposer plusieurs ouvrages aux membres
et
Un grand merci aussi à l'éditeur
 ATRIA que je découvre par la même occasion, en même temps que l'auteur.

Mon avis
Plusieurs raisons sont venues me pousser aux fesses pour proposer ma candidature pour ce partenariat.
- La première, c'est que Max MERCIER et moi sommes originaires de la même ville, et je me suis demandé ce dont était capable "quéqu'un d'chez moi".
- La seconde, c'est que le récit se déroule dans un décor que le monsieur connait bien, étant lui-même un grand vadrouilleur, et je me demandais le regard qu'il allait porter (des étoiles plein les yeux ou un sens critique ?)
- Ensuite, j'aime bien le mélange des genres et le résumé en promettant un bel exemple : entre l'enquête, la quête initiatique, le western.
- Enfin, le décor. J'écris moi-même, pour mon plaisir, et le désert est quelque chose qui revient souvent chez moi. Plusieurs de mes récits se déroulent d'ailleurs dans le désert américain, et j'avais envie de confronter ma vision purement spéculative à la sienne.

Alors, bilan ?
Sur l'écriture, je suis un peu déçu, mais c'est surtout ma faute. Max MERCIER a un phrasé rapide, épuré, pétillant de malice. J'aime bien ce côté clin d'œil, qu'il maîtrise avec une forme de poésie assez agréable, mais je ne suis pas totalement fan de ce côté journalistique un peu trop sec. Le livre est narre deux époques, chaque chapitre renvoyant tantôt à l'une, tantôt à l'autre, et j'ai préféré son style sur le passé.
D'ailleurs, ce sont en fait deux histoires alternativement qu'on découvre, celle de Didier, et celle de ce vieux bonhomme, Lucius.

Pour le présent, en fait, j'ai trouvé que les choses s'enchaînaient un peu trop vite, on n'a guère le temps de profiter du moment présent, MERCIER avance et il nous manque ces petits moments de surprises, de retour en arrière, d'hésitations propres à une enquête. En fait, la trame narrative va du point A au point B par le plus court chemin, et les seules hésitations sont celles de Didier et pas celles du récit. Du coup, on a un peu du mal à s'attacher à Didier (on s'attache plus aux personnages annexes aussi improbables soient-ils qu'au personnage principal qui ne porte pas grand-chose sur ses épaules)

Le passé, en revanche, est le véritable cœur du récit. On abandonne le petit côté Road Movie de Tonfale, et on part dans un univers, autant Western que Drame lorgnant du côté de There will be blood.
Et là, MERCIER prend d'avantage de temps pour raconter, les choses s'enchaînent moins vite, la galerie de personnages est assez sympathique à découvrir, plus riche aussi, et évoluant au fil du temps : des adultes, des enfants, des gentils et des salauds, le bonheur, la crainte, le désespoir, l'illusion... on retombe là sur des thèmes que j'aime aussi explorer. Il se permet de laisser échapper des détails qui font construire son récit, l'étayer et d'une certaine façon éclairer le passé d'une lumière plus réaliste que le présent.

Et puis les deux histoires se finissent, et MERCIER louvoie de belle façon entre les émotions et on referme le livre avec des images plein la tête et une forme d'amertume mêlée à de la reconnaissance.

Alors oui, j'aurais préféré tenir entre mes mains un pavé de 500 pages ou plus. Que tout arrive au niveau de l'histoire de Lucius. Mais on ressort de la lecture avec quelque chose dans les poumons qui ressemble fort au vent du désert, et on sait alors que Max MERCIER a remporté ce pari, en dépit de la frustration qu'on peut éprouver en tant que lecteur de n'avoir pas ces images à contempler, et qu'il nous a apporté sur un plateau son Amérique à lui.

Mardi 22 octobre 2013 à 19:27

Les Blablas

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