Entre-les-pages

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Auteur Joseph DELANEY
Titre original The spook's battle

Chez BAYARD Jeunesse:
Nombre de pages 407
Prix 12,90€
ISBN 978-2-7470-2573-7
      

Première édition Février 2008
Traduction Marie-Hélène Delval



Résumé
Les sorcières de Pendle deviennent de plus en plus malfaisantes. Le plus inquiétant, c'est que les trois clans - les Deane, les Malkin et les Mouldheel - préparent une alliance. Ensemble, ils seraient capables d'invoquer le Diable en personne ! Tom et son maître vont se rendre là-bas pour éviter le pire. Mais avant, Tom Ward doit passer chez lui pour récupérer les malles que sa mère lui a laissées en héritage. Or, une fois sur place, il découvre que la ferme a été ravagée, la grange brûlée.
 
Mon avis
Et voici le quatrième épisode des aventures du jeune apprenti !
Et autant le dire, ça commence sur les chapeaux de roue. On retrouve là avec plaisir une construction plus dense, où tout va de mal en pis au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, un peu comme dans le second épisode.
Ce qui faisait défaut au tome 3 est ici corrigé, et même si John Gregory lui-même n'est pas très présent, on continue à en apprendre sur lui, sur ses forces aussi bien que sur ses faiblesses, ce qui le rend au final plus humain, et les relations entre les personnages sont à nouveau bien travaillées, Alice demeurant mon personnage préféré de la série.

En plus, j'aprécie la mythologie de DELANEY, et il arrive même à se moquer un peu des croyances populaires (les balais !) et ne fait pas de ses sorcières des créatures surpuissances qui apparaissent dans un nuage de fumée et parlent d'une voix stridente.
Et puis pour la première fois, même si les précendents opus s'enchaînaient très bien et distribuaient les évènements dans une sorte de continuité logique, on sent que des choses sombres et horribles se préparent et sont en train de marquer le futur du jeune Tom Ward, et que chacune de ses décisions aura des répercussions dans ses aventures prochaines.

Reste un tout petit bémol, une sorte de passage à vide le temps que les "forces du bien" se mettent en place après l'épisode de la tour Malkin, où les personnages courent en tout sens et où pourtant l'histoire peine à avancer.

Vivement le tome 5, car c'est vraiment agréable à lire, et j'aime bien cette atmosphère sombre et glauque ^^ (oui, je suis bizarre, mais ça va, je ne suis pas le seul)

Vendredi 28 juin 2013 à 19:00

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Auteur Joseph DELANEY
Titre original The spook's secret

Chez BAYARD Jeunesse:
Nombre de pages 372
Prix 11,90€ (il semblerait que le prix soit monté à 13,50€ depuis mon édition)
ISBN 978-2-7470-1723-7
      

Première édition Mars 2007
Traduction Marie-Hélène Delval



Résumé
Alors que le froid se fait plus vif, l'Epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber. Il décide aussitôt de quitter Chipenden pour se rendre dans sa maison d'hiver, à Anglezarke. La vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. Quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l'ennemi juré de John Gregory. Au cours de longs mois d'hiver, Tom découvre peu à peu le passé caché de son maître. L'Epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? Lorsque certains secrets, qu'il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, Tom va se trouver en grand danger...

Mon avis
Troisième tôme des aventures de Tom Ward, et, cette fois-ci, une petite déception à la clef.

J'aime toujours autant le style de DELANEY, l'ambiance, lourde et sombre est très bien posée, mais deux petits soucis :
- J'ai moins retrouvé les liens entre les personnages, comme s'ils s'étaient figés et avaient cessé d'évoluer. Et puis le comportement de Tom est parfois un peu... décevant ?
- J'ai trouvé aussi que la surprise ne jouait plus. En fait, les bases de ce récit sont posées dès le second opus, et les relations entre protagonistes (John Gregory et Morgan) se posent dès l'ouverture. Si le récit réserve quelques autres surprises et découvertes, elles s'accordent toutes dans le même sens, et il n'y a donc peu ou pas de retournements de situation.

Et puisau bout du troisième tome, j'aurais aimé que  soit un peu approfondie la mythologie "ordinaire" propre au monde de l'épouvanteur. Gobelins et Sorcières, on a fini par les connaître, et j'aurais aimé connaître d'autres choses. Bien sûr, il y a le "big boss de fin de niveau", mais je ne sais pas...
Un peu déçu, voilà.

Mercredi 22 mai 2013 à 14:00

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Auteur
Marie PAVLENKO


Chez Le Pré aux Clercs :
Nombre de pages 427
Prix 16€
ISBN 978-2-84228-500-5
      

Première édition Mars 2013




Résumé
"Six clans, six magies, six pouvoirs. Un destin."
Six Clans dirigent la Cité. Chacun possède une Magie qui commande aux éléments ou aux êtres vivants. De leur union dépend l’équilibre. C’est pourquoi durant la Fête des Échanges, les adolescents sont soumis à des épreuves, en vue d’être initiés. Parce qu’elle a échoué, la jeune Érine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d’exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la Cité. Et le terrible complot qui menace de la détruire.

Pour commencer
Un grand merci à l'équipe de LIVRADDICT pour m'avoir permi de découvrir ce roman et cet auteur, que je ne connaissais pas, dans lecadre d'un partenariat
et
Un grand merci aussi à l'éditeur le Pré aux Clercs qui m'a envoyé le livre super vite, je ne m'y attendais pas, surtout avec le Salon du Livre qui approchait, ils devaient être bien occupés par ailleurs !

Mon avis
-
le livre
Pourquoi ai-je choisi ce livre ? Je ne connaissais pas l'auteur, c'était donc l'occasion de la découvrir, mais le résumé ne nous dit pas grand-chose de l'intrigue en fait (ce qui n'est pas plus mal), on connait les bases, pas du tout l'orientation du récit. En fait, j'ai flashé sur la couverture, comme quoi une bonne couverture, c'est l'assurance de lecteurs, en titillant l'intérêt. J'aime bien la gamme de couleurs et je la trouve bien construite, dynamique. En somme, la promesse d'aventures et de rebondissements nourris.
Un truc qui devient rare, je trouve, c'est retrouver le titre du chapitre en tête de page. C'est une chose que j'apprécie, personnellement. Par contre, je trouve qu'il y a un petit souci avec le papier choisi, ou les machines de l'imprimeur, je ne sais pas. Mais plusieurs pages étaient marquées, comme pliées, et j'ai manipulé mon livre avec précautions de peur de déchirer une page. Ce qui n'est pas arrivé, mais bon :S

- le récit
Prendre le relai de Robert HOLDSTOCK (voir le livre précédent) n'était pas chose aisé. Surtout qu'à l'univers immense (dans tous les sens) de HOLDSTOCK, Marie PAVLENKO oppose un monde fonctionnant quasiment en vase clos, réduit à l'échelle d'une ville, découpé selon un maillage très artificiel, avec des compartiments presque hermétiques. Cela m'a un peu géné au début, mon esprit cartésien se demandant comment une cité aussi segmentée géograhiquement pouvait avoir une économie saine, et des échanges aboutis. Oui, j'admets, je me complique la vie.
Bref passons.

On nous parachute en pleine action, on se demande un peu ce qui se passe, on revient en quatrième de couverture pour lire le résumé - Suis-je bien en train de lire le bon livre ? Ce n'est qu'un peu plus loin qu'on raccroche les wagons. La surprise est assez inattendue et bienvenue.
L'histoire en elle-même est assez simple, certains rebondissements ou certaines révélations ne sont vraiment fracassantes, n'attirent pas le récit soudain dans une autre direction, mais ce n'est pas gênant, car la jeune héroïne Erine est constamment en mouvement, ce qui confère un grand dynamisme au récit, il lui arrive toujours plein de choses, et du coup on se fait quand même surprendre.

Il y a assez peu de descriptions du décor ou des gens qui l'entourent, certains diront que c'est parce que c'est un livre jeunesse, mais le peu qu'il y a suffit à se faire notre propre idée de la cité, de ses habitants... le récit est à la première personne, au présent, Erine ne se perd pas dans la contemplation de ce qu'elle connait déjà, mais nous entraîne dans un univers qu'elle connait parfaitement. A nous de faire preuve d'un peu d'imagination pour combler les blancs.

Moi, en dehors du style précis et rapide de l'auteur, ce qui m'a particulièrement plu, c'est l'interaction d'Erine avec son environnement. Les personnages secondaires ont leur importance (mention spéciale pour Arkadi), Erine communique beaucoup avec eux, et s'il n'est pas décrit avec moult détails, le décor est aussi important. J'aurais juste aimé connaître un peu mieux les spécificités du clan des couteliers et des guérisseurs, savoir à quoi ressemble leur morceau de cité, surtout que ce sont les deux camps "dominants".
J'ai bien aimé aussi les dialogues, qui ne tournent pas autour du pot, vont à l'essentiel. le dynamisme et les dialogues donnent un côté très BD à la lecture, rapide, agréable. Surtout que l'intrigue monte en puissance à chaque chapitre, et si la lecture est assez tranquille au début en dépit de la scène d'ouverture, il devient ensuite de plus en plus difficile de lâcher le livre.

Enfin, une dernière chose qui m'a un peu étonné, au début, car je croyais que la collection PANDORE s'adressait à un jeune public, et puis non en fait, c'est plus grands ados et jeunes adultes (chic, je suis un jeune !) c'est la violence qui est omniprésente. L'univers a beau ête baigné de soleil, perdu dans l'immensité du désert, il a son côté obscur, noir et froid, calculateur. Loin de gâcher le plaisir de la lecture, on s'enfonce dans les ténèbres, cela donne une forme de cohérence au côté artificiel de la cité des Six.


Je suis vraiment content que mon premier partenariat soit un aussi sympathique livre. J'ai vraiment aimé partager les aventures d'Erine, personnage assez complet avec sa grande force, mais aussi ses faiblesses. J'ai d'autant plus été conquis en avançant que j'ai compris que si la magie occupait une place très importante du récit, elle n'en est pas le coeur. Je suis souvent déçu quand la magie arrange les choses d'un coup de baguette magique, que les personnages ne vont pas au bout d'eux-mêmes.
En plus, pour ne rien gâcher, je retrouve ici avec plaisir des thèmes que j'explore moi aussi quand j'écris.
Pas forcément LE coup de coeur de l'année, mais assurément un très, TRES bon moment !

Et je vous invite à aller sur le site de la collection Pandore, qui est assez joli je trouve ^^

En plus
Lisez aussi 
L'interview de Marie PAVLENKO ! ! !

Samedi 30 mars 2013 à 16:35

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Auteur
Robert HOLDSTOCK
Titre original Ancient echoes

Chez DENOEL :
Nombre de pages 477
Prix 25€
ISBN 2-207-25664-2


Première édition 2006
Traduction Florence Dolisi



Résumé
Depuis qu'il est enfant, Jack Chatwin a des visions. Il voit de façon très réaliste un couple - Visage Gris et Visage Vert - poursuivi par un démon et la troupe de traqueurs sous ses ordres. Qui sont ces créatures ? Où se trouve leur monde, tout en forêts inviolées et en cités blanches aux tours démesurées ?
Les réponses échappent au jeune Jack, jusqu'à ce qu'il rencontre John Garth, un archéologue qui cherche Glanum, une cité mythique qui semble se déplacer sous le sol, ou plutôt sous la réalité. Quelques années après que John Garth a été littéralement happé par Glanum, Visage Gris prend pied dans la réalité de Jack et lui demande de l'aide. Conscient que le sort de deux mondes repose entre ses mains, Jack part à la recherche de Visage Vert, débutant ainsi la plus dangereuse des quêtes.

Mon avis
(attention, spoil possible)
Je retrouve Robert HOLDSTOCK après avoir lu, il y a quelques années, l'intégrale du cycle La forêt des Mythagos, dont le premier récit m'avait fortement marqué (et dont je conseille vivement la lecture).
S'enfoncer dans les univers de HOLDSTOCK, c'est partir en territoire inconnu, explorer les mythes anciens, fondateurs, primitifs. Il faut laisser de côté la morale moderne, les notions de bien et de mal, si l'on veut s'ouvrir au récit et s'imprégner du monde observé.

Dans ce roman, on retrouve d'ailleurs ce qui fait l'essence du premier récit au moins (les autres m'ont moins marqué) de La forêt des Mythagos. Car lire du HOLDSTOCK, ce n'est pas entrer dans un récit de "Fantasy" (quoique vous entendiez par ce terme) pur et dur, avec son lot de quêtes, de chevauchées, de combats dantesques, de châteaux moyen-ageux et tout le tralala dans un monde imaginaire.
HOLDSTOCK, c'est plutôt entrer dans l'imaginaire de notre monde, l'inconscient collectif, la source de nos histoires et de nos rêves avec, à la fois des personnages et créatures fictives et historiques.
Ce n'est pas bien facile à expliquer, alors je vais "pitcher" rapidement le premier récit de la saga des Mythagos : C'est l'histoire d'un homme qui habite près d'un bois. Par la campagne, on peut faire le tour d'un bois en deux heures. Mais si l'on pénètre dans ce bois primitif, on peut marcher des semaines tout droit sans en voir la sortie. Et c'est là que ça commence à devenir intéressant : Il y a des créatures dans ce bois, des figures primitives de, par exemple, Robin des Bois, qui à la fois existent entre les arbres et ne peuvent exister sans que cet homme vienne "imprégner" la forêt de sa culture. De cette forme d'inconscient qui puise ses récits dans des racines immémoriales.
Là, c'est pareil, sauf que c'est différent, Le héros est "imprégné" mais devra plonger en lui-même pour trouver des réponses. C'est à la fois une quête physique et onirique. La cité existe à plusieurs niveaux, en plusieurs temps, dans le monde réel comme dans les profondeurs d'une "culture collective". Cette complexité fait que ce roman n'est pas facile à aborder. On peut s'y perdre comme dans un labyrinthe, car si le monde de Glanum peut se figer dans la réalité, Jack, le héros de l'histoire, peut aussi dans certaines limites, en modeler des représentations qui proviennent de son Moi profond.
Pour autant, il ne faut pas se décourager : les passages abordant la psychanalyse seront parfois difficilement compréhensibles pour la plupart des lecteurs, mais l'auteur y revient régulièrement, par différents biais, et l'on finit par comprendre globalement là où il veut nous amener. Nombreux sont les fans de "Fantasy" qui seront déboussolés, loin de leurs repaires habituels.

Et puis il y a le style de l'auteur. On peut aimer ou pas. Ses décors sont riches, titanesques, complexes et pire : évolutifs. Au fil du récit, il faut sans cesse réactualiser, garder la base et revoir le rester et comprendre la raison de ces changements. En plus, les personnages créés par HOLDSTOCK ne sont pas de simples caricatures, eux aussi ont leur richesse, leurs désirs, leurs peines, leurs intérêts, et eux aussi évoluent au fil du temps. Le style de l'auteur est à l'image de cela : parfois aride, factuel, comme ses déserts, parfois fourni, dense comme ses forêts.


Une fois n'est pas coutume, une :
Conclusion
Je ne saurais que trop conseiller ce roman marquant, mais avant tout à de bons lecteurs, adultes, qui ne reculent pas devant la difficulté. La générosité de l'auteur saura les récompenser. Il y a matière à se laisser soi-même imprégner, à se nourrir dans les racines lointaines, sauvages, tribales presque de La chair et l'ombre.
Pour les autres lecteurs se poseront alors les questions de leur ouverture d'esprit, de leur propre imaginaire, de leur tolérance à une forme de "fantasy initiatique" et à laisser glisser ce qu'ils ne saisiront pas tout de suite avec l'espoir de comprendre un peu plus loin.

Personnellement, le passage intitulé MoPIDA m'a posé quelques soucis au début, mais je pense qu'on peut raccrocher les wagons sans trop de mal ensuite, et j'aurais aimé une fin un peu plus longue, qui ne ferme pas autant le récit.  Mais j'ai adoré cette plongée dans la malédiction de Glanum, et puis... comment ne pas tomber sous le charme de Visage-Vert ?

Dimanche 24 mars 2013 à 0:28

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Auteur
Neil GAIMAN
Titre original Anansi Boys

Chez Au diable vauvert :
Nombre de pages 490
Prix 18€
EAN 9782846261067 
      

Première édition Mai 2006
Traduction Michel Pagel



Résumé
Comptable londonien sans envergure et sans histoires, Gros Charlie Nancy ne se distingue de la majorité de ses concitoyens que par une timidité maladive et une peur du ridicule qui confine à la paranoïa. Ah ! et accessoirement, il est le fils du dieu Anansi.
Le problème, c'est qu'il n'a pas hérité des pouvoirs paternels, il n'est pas doté d'un charme irrésistible, d'un bagout insolent, d'un mépris éhonté pour toute considération morale...
Gros Charlie a dû se contenter du sens des responsabilités et d'un goût pathologique pour le conformisme. Et quand son père va avoir le mauvais goût de passer l'arme à gauche, le quotidien tranquille de Gros Charlie va s'en trouver quelque peu... bouleversé.

Mon avis
Ah !!! il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu un GAIMAN ! (C'te bonne blague)
Enfin, j'en suis au stade où j'ai épuisé les possibilité de ma bibliothèque, à part côté BD, mais Sandman ne me tente pas du tout... moi et les comics US...

Dans ce livre, GAIMAN y jette absolument tous les ingrédients de ses autres livres, pour notre plus grand plaisir, car le gaillard sait malgré tout toujours surprendre.
On retrouve donc la figure légendaire du héros selon GAIMAN, c'est-à-dire un looser né, le genre de type qu'on ne prendrait pas en stop un jour de pluie, et qu'on pourrait oublier sans aucun mal cinq minutes après y être présenté. Un pur anti-héros qui a pourtant une porte de sortie assez classieuse, car le type en question a un DESTIN. Et là, ça commence à faire envie, et on le jalouserait presque (pourquoi presque ?).

Pour sa construction, son univers, ce livre fait plutôt penser à American Gods, avec des dieux antiques, ici même primitifs, qui ont survécu à travers les âges et se jouent des humains pour régler leurs comptes. Mais là, rapidement, Gros Charlie va devoir abandonner sa position de spectateur pour devenir acteur s'il veut se tirer plus vif que mort de la série de désastres qui pointent leurs nez.

Difficile de parler du récit sans dévoiler un peu plus l'intrigue, ce qui serait sacrilège, donc je m'abstiendrai.

Pour le style, c'est toujours du GAIMAN (mais comme fait ce type pour être aussi cool dans sa façon de raconter ?) ça se lit facilement, comme si un bon pote nous racontait une histoire, et j'aime cette façon de raconter les choses, on a envie de combler les blancs, de remplir les décors avec nos propres images, et l'histoire devient à force aussi un peu la nôtre. Et puis GAIMAN s'y entend aussi pour écrire des dialogues drôles, décalés, et placer les personnages dans des situations ridicules, trouver des rebondissements grotesques, comme autant de clins d'oeil au lecteur.
Mon préféré restera peut-être Neverwhere, mais il ne faut pas bouder son plaisir ; et Anansi Boys est plein de trouvailles, d'humour grinçant et de magie.

Jeudi 14 mars 2013 à 23:30

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